À tous les cibistes qui franchissent le pas et deviennent radioamateurs, bienvenue sur les bandes radioamateurs.
Ce nouveau loisir implique non seulement de nouveaux droits, mais aussi l’adoption de pratiques et de procédures différentes de celles de la CB.
Avant toute prise de parole, il est indispensable d’écouter attentivement la fréquence afin de vérifier qu’elle est libre et de ne pas perturber un trafic en cours.
On évitera notamment d’interrompre un QSO déjà établi ou un appel CQ.
L’usage du code alphabétique international (Alpha, Bravo, Charlie…) est le seul à employer afin de garantir une bonne compréhension, en particulier dans des conditions de propagation difficiles. Dire clairement « Foxtrot quatre Alpha Bravo Charlie portable » ou « mobile » sera toujours plus efficace que des appellations approximatives.
Conformément à la réglementation, l’indicatif doit être annoncé correctement et systématiquement. On annonce d’abord l’indicatif de son correspondant, suivi du sien en fin de message, par exemple :
« F1ABC de F4XYZ ».
Toute autre forme est incorrecte.
Il est également essentiel de renoncer au jargon propre à la CB.
Les expressions telles que « 144 », « les bons chiffres » ou « Santiago 9 » n’ont pas leur place sur les bandes radioamateurs. Les reports se donnent en dbm, micro volt ou à la lecture du S-Mètre. On n’annonce pas son « QRZ », mais bien son indicatif.Etc.
De même, le mot « retour » ne fait pas partie du langage radioamateur standard. Il s’agit d’un héritage de la CB (27 MHz), où l’on entend fréquemment « à toi », « retour » ou « merci pour le retour de micro » tout au long d’un QSO.
Seuls les termes normalisés, les codes Q et les procédures radioamateurs doivent être utilisés.
En trafic international, l’emploi d’un vocabulaire purement francophone ou issu de la CB est à proscrire.
Les échanges doivent rester compréhensibles par l’ensemble des radioamateurs, quelle que soit leur langue.
Ces règles ne relèvent pas du confort personnel, mais du respect de la réglementation et des autres stations.
Adopter ces bonnes pratiques, c’est contribuer à la qualité et à l’esprit du radioamateurisme, fondé sur la discipline, la précision et le respect mutuel.
Service d'amateur
« Service de radiocommunication ayant pour objet l'instruction individuelle, l'intercommunication et les études techniques, effectué par des amateurs, c'est-à-dire par des personnes dûment autorisées, s'intéressant à la technique de la radioélectricité à titre uniquement personnel et sans intérêt pécuniaire »[1].